Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 04:22

Martyrs

 

 

 

Comme un grain qui germe

Comme une jeune feuille verte

J’ai l’espoir que ça changera

Comme une gazelle pleine de vie
je veux galoper plus vite

Je ne veux pas rassasier le lion

Je veux galoper vers l’avenir

Comme une girafe

J’ai vu de loin une étendue luisante

J’aurais bien voulu étancher ma soif

Mais au lieu d’une mélodie douce

J’entendis des plaintes

J’entendis Joseph Béhidi

J’entendis Brahim Selgue

J’entendis crier des milliers d’innocents

J’entendis quelqu’un se lamenter

C’était Ahmat Pécos

Il disait que le Tchadien s’était fait berner

Il disait que le Tchadien s’était autodétruit

 

Un homme portant un chapeau fait de peau de panthère

Me pointa de sa canne

C’était Ngarta

L’hymne s’était-il trompé me demanda-t-il

L’hymne n’a-t-il pas suscité d’admiration ajouta-il

De la part de nos voisins

Si l’hymne ne narre plus que nous sommes pacifiques

 

Je rentrais tout triste

Mais deux hommes m’interpellèrent

C’étaient Brahim et Naindouba

Séid me posa une question pertinente

Pourquoi le paradis d’Alifa est devenu un enfer

Je ne sus que répondre

Maoundowé désire que la jeunesse sorte de sa morbidité

En rentrant je ne pus me calmer

J’ai vu des innocents morts

Morts pour une cause méconnue

Morts pour une cause qu'ils nze connaîtont jamais
Arrêtons les massacres et construisons le pays
Par djéria Joslain - Publié dans : Poèmes
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 04:12
Lettre à la jeunesse tchadienne

                                   

 

Pour que le pays soit stable

Il nous faut encore quelques lests de plus

Jeunes soyez lestes

Il faut qu’on réveille l’espoir des déçus

Il faut qu’on prenne le dessus

Il faut qu’on atteigne le haut

Fière terre des Sao

On t’a battu K.O.

Mais ce n’est pas encore fini

Il te reste quelques secondes

Lève-toi la chance ne fini pas

Il y a toujours une seconde

 

C’est à toi que je parle jeunesse tchadienne

Je te vois encore assise

Debout et à l’ouvrage

Que tes voisins t’admirent

Car ton courage enfantera ta liberté

Lève les yeux l’avenir est à toi

Cesse de boire avec le diable le vin de l’insolence

Sache que près de tes cheveux il y a un Dieu

Tu te dis branchée mais je n’en dit pas moins

Mais saches que tout ce qui se branche

Fonctionne grâce à une source

Quand elle tarira tu resteras muette

Tu fonctionne avec les excitants

Mais je te dis que c’est du poison

Fais attention sinon ta raison s’en ira

 

Le Tchad a besoin de ses fils

La haine et le dédain ont rempli nos cœurs

On cherche désormais la gloire dans le désordre

Jeunesse ne laisse pas ton esprit s’atrophier

Ne restes pas le bois de lance de la nation

Deviens Fer

Si nos parents ont failli à leur devoir

N’en faisons pas autant

 

Que diront nos enfants de nous

Ils nous en voudront sûrement

Donnons-leur un pays de rêve

Un pays sans plainte est le plus beau cadeau

Il leur faut la PAIX

 

 

Par djéria Joslain - Publié dans : Poèmes
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